Mercredi 29 juillet 2026
La veille au soir, suite à une discussion avec les gardiens du refuge de Vens, nous avons décidé d’éviter le Pas de Vens et la Brèche Borgonio, cette dernière étant visiblement au mieux scabreuse, au pire dangereuse si on s’oriente mal. Nous rejoindrons donc le plan de Ténibre par le chemin de l’énergie, à partir duquel nous rejoindrons l’itinéraire vers le sommet du Mont Ténibre.
Au petit matin, nous commençons donc par suivre le GR 52 qui longe les lacs de Vens, c’est vraiment magnifique.
Nous attaquons ensuite une bonne bavante (heureusement courte) en direction du lac des Babarottes et des crêtes du même nom.
Nous redescendons ensuite des crêtes pour prendre le chemin de l’énergie , superbe chemin en balcon agrémenté de quelques tunnels, qui nous permet d’avancer rapidement. Nous y croiserons un chamois à quelques mètres.
Nous suivons le chemin de l’énergie jusqu’au plan de Tenibre où il est barré suite à des éboulements dans des tunnels. Le GR fait un détour par le Lac de Fer, au prix d’une raide montée de 200 mètres, suivie d’une descente plus tranquille de 200 mètres qui rejoint le chemin de l’énergie un peu plus loin.
De notre côté nous quittons le GR pour monter jusqu’aux lacs Varicles, où nous pique niquons avant d’attaquer les 600 mètres de montée qui nous séparent du sommet du mont Ténibre.
Le chemin est raide, voire très raide, mais très bien cairné. Arrivés 200 mètres sous le sommet, l’orientation devient un peu plus délicate, mais une fois rejoint le chemin venant du pas de Ténibre, des traces de peinture rouge nous mènent jusqu’au sommet sans aucune hésitation.
La vue au sommet est splendide, nous faisons une longue pause pour admirer le paysage, et en particulier la vue sur les lacs de Rabuons en contrebas, qui sont notre objectif du soir.
Nous discutons un peu avec un père, qui est monté au sommet avec ses deux enfants, dont c’est visiblement la première excursion au-delà des 3000 mètres … bravo à eux !
Une fois rassasiés du paysage, nous attaquons la descente, toujours guidés par la peinture rouge, jusqu’au pas de Rabuons.
Juste en dessous nous nous arrêtons quelques minutes pour observer un groupe de bouquetins avec un vieux mâle, puis c’est le début de la longue descente vers le refuge de Rabuons. La descente se fait majoritairement dans des chaos de blocs, ce qui rend la progression lente et difficile, et la fatigue accumulée depuis le début de la journée n’aide pas.
A l’arrivée au refuge, nous avalons un part de gâteau et un soda, et nous nous mettons en quête d’un emplacement de bivouac. L’environnement est beaucoup plus minéral qu’au refuge de Vens, mais il y a quand même de l’herbe, et nous ne mettons pas longtemps à dégoter un emplacement pour poser nos deux tentes.
Nous profitons de la douche extérieure mise à disposition par le refuge (douche chaude avec vue sur les montagnes, le luxe absolu !) et du lavabo attenant pour faire notre lessive.
Après une bonne purée Mousline, nous remontons au refuge pour un dernier verre et quelques parties de tarot. Les moustiques sont assez présents ce soir, espérons qu’ils me laisseront tranquille cette nuit (je n’ai pas de tente intérieure …).
























