Samedi 5 juillet

Itinéraire

Ce matin là, nous quittons définitivement le Sud de l’île pour nous diriger vers l’un de sites emblématiques de l’Islande : le Landmanalaugar.

Pour ce faire, nous quittons rapidement le goudron de la route 1 pour nous engager sur la mythique route F208.  Très vite, nous nous retrouvons « ailleurs » : les montagnes d’un vert presque fluorescent, parsemées de névés s’étendent à perte de vue. Seule trace de la présence humaine, le noir de la piste qui serpente au milieu de nulle part.

Ce paysage irréel, le ciel et ses nuages presque noirs, le vent omniprésent (à certains endroits, nous arrivons à peine à ouvrir les portes de la voiture, et la température flirte avec les zéro degrés), tout contribue à la sensation d’être sur une autre planète, hostile mais magnifique.

Route F208 Sud (1)

Qui dit route de montagne en Islande dit souvent passage de gué. De ce point de vue, la F208 Sud tient toutes ses promesses : nous devrons traverser plus d’une dizaine de rivières pour atteindre le Landmanalaugar.

Route F208 Sud (2)

Même si nous sommes un peu inquiets avant les premières traversées, tout se passe finalement sans problème, et nous prenons rapidement plaisir à voir notre 4×4 franchir sans aucune difficulté ces obstacles naturels.

Traversée de gué sur la F208 Sud (© Axelle Belmont)

Fidèle à sa réputation, la météo islandaise nous fait cadeau de quelques « éclaircies » le long du trajet …

Route F208 Sud (3)

…. mais elles ne durent jamais très longtemps, et le ciel reprend vite ses couleurs grises.

Route F208 Sud (4)

Après un ultime gué (le plus impressionnant du trajet), nous atteignons enfin le Landmanalaugar. et nous installons au camping.

Ce camping, installé au milieu de nulle part, sur une coulée de lave, sera le pire du séjour du point de vue du confort : le terrain est à la fois sableux et rempli de pierres, impossible de planter les sardines correctement ! Ce sont les cailloux omniprésents qui nous permettront de maintenir les tentes en place. Pire, aucun endroit n’est prévu pour permettre aux (très) nombreux campeurs de s’abriter, seul le bloc sanitaire offre un refuge contre les éléments.

Mais la beauté à couper le souffle du lieu vaut bien quelques désagréments ! Une fois les tentes installés, nous partons à l’ascension de la Bláhnúkur (montagne noire). Quatre cent mètres de dénivelé assez raides (mais sans difficulté) permettent d’arriver au sommet. L’ascension se fera dans le vent et le froid, mais cela en vaut la peine : la vue du sommet est magique.

Landmanalaugar (1)

Landmanalaugar (2)

Landmanalaugar (3)

Pendant que nous entamons la descente vers la vallée,  la pluie se met à tomber et ne s’arrêtera plus. Sans autre abri à notre disposition, nous serons contraints, comme de nombreux campeurs, d’utiliser les blocs sanitaire pour faire chauffer notre repas et manger au sec.

La météo prévoyant de la pluie pour le lendemain, nous décidons de quitter le site dans la matinée qui suit, un peu déçus de ne pas avoir pu en profiter dans de meilleures conditions.

 Vendredi 4 juillet                                                                         Dimanche 6 juillet

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